RSS | 22mars http://22mars.com/la-cantine/ en-us my_id = 170Array ( [0] => http://lacantine.org/blog/feed.rss ) Upcycle project: Fre3dom and 3D printing http://lacantine.org/blog/upcycle-project-fre3dom-and-3d-printing

Kidist, student from Ethiopia, give us a first glimpe of Fre3dom, their Upcycle project.

About Fre3dom – distributed manufacturing to promote self-sustaining communities

About Kidist: Born in 1983, in a small village called qufanziq in the eastern part of Ethiopia. She joined the Addis Ababa University, and graduated with a mathematics degree. She went to the African Institute for Mathematics, in Cap Town, South Africa. Now, she is a third year PhD student at the University of Houston, TX.

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1929-upcycle-project-fre3dom-and-3d-printing

Singularity: 2010 exclusive preview of our 14 projects http://lacantine.org/blog/singularity-2010-exclusive-preview-of-our-14-projects

Closing ceremony today at Singularity!

Here is an exclusive preview of our 14 projects:

Home Energy Generation

AMUNDA: Powering Humanity
To create a transparent World Energy Market Place where all energy-related information for every location of the world will be visualized, and where buyers and sellers of energy products and services can meet to profitably satisfy their energy needs

Food for Cities

Opportunities in Controlled Environment Agriculture and Vertical Farming
Application of hydroponic food production for decentralized, controlled agricultural production in urban environments

Upcycle: Waste Reduction and Reprocessing of Waste Materials Into Useful Products

BioMine – remediating precious materials for reuse using biological means

Fre3dom – distributed manufacturing to promote self-sustaining communities

i2cycle – innovating industrial cycles to create global materials ecosystems

Sustainable Water Assets: From Water Poverty to Abundance


H2020 –application of data integration technologies new forms of data collection, crowdsourced GIS location specific data and AI tools to identify and match needs and solutions

Sensoria – low cost identification of pollutants through biotech and sensors using new genetics approaches

Naishio – looking at the exponential growth of converging technologies to accelerate low cost desalination and abundant water

Space – To Boldly Stay

Extending humanity into the Solar System: Biologically Enhanced Space Technology – biological materials and biology inspired structures

Cheap Access to Space – Developing a fully reusable externally powered space launch system

Small Satellite Swarms – Building a shared cloud of nano-satellites in Low Earth Orbit to enable space-based services with zero infrastructure investment

AI Labs – An R&D firm to apply general artificial intelligence to increasingly autonomous teleoperated robots and synthetic biology to help create survivable environments, overcome disease and aging, and extend human presence in space

Made in Space – Build spacecraft, tools, and other infrastructure in space using 3D printing technologies

SpaceBio Labs – Providing cheap and easy access to highly functional biological experiments in space on automated platforms that are reliable for long duration experiments

Eugénie

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1936-singularity-2010-exclusive-preview-of-our-14-projects

Singularity: dernières heures avant les présentations: Eau et nouvelles technologies http://lacantine.org/blog/singularity-dernieres-heures-avant-les-presentations-eau-et-nouvelles-technologies

Dernières heures avant la présentation de  nos projets:

Comment impacter 1 milliard de personnes de manière positive sur les problématiques de l’eau.

Notre réponse: H2020, The Water Hub

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1918-dernieres-heures-avant-les-presentations-eau-et-nouvelles-technologies

Innovation in the slums : Interview with Julian, Singularity student http://lacantine.org/blog/innovation-in-the-slums-interview-with-julian-singularity-student

Julian, amazing Singularity student, is telling us about his work in Chile and on his experience experience at Singularity:

About Julian:

Julian Ugarte, is an industrial designer and Director and Founder of the Un Techo para mi Pais Innovation Center, the world’s largest social innovation organization, that partners university faculty and students with thousands of people who reside in slums.

Through creating business solutions for social problems, this center has positively impacted 80 million people in 18 different countries.

As a global leader in design-thinking methods, Julian has created a partnership with the Art Center College of Design, the world’s leading design educational institution.  A number of his Innovation Center Fellows are faculty members at leading academic institutions, including Harvard, MIT, and Stanford University.

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1904-innovation-in-the-slums-interview-with-julian-singularity-student

Beaux gosses au Startup Bootcamp http://lacantine.org/blog/beaux-gosses-au-startup-bootcamp

Un jour comme les autres à Startup Bootcamp commence à 8h45 avec une intervention de Linda Hickman, Entrepreneur, mentor et educator of entrepreneurs à la London School of Economics. Elle offre les leçons de son expérience de plusieurs années chez Oracle.
Tout ce qu’elle raconte,  c’est de la théorie applicable maintenant pour son auditoire, c’est un cours qui donne une vision de la stratégie à mener. Sans recette magique, elle délivre pourtant les erreurs à ne pas commettre, les phases classiques de lancement d’un produit, les clients, et quels clients il faut aller chercher en 1er…Je retiendrais surtout une anecdote à propos de la persévérance d’un élève qu’elle a connu qui alla frapper à la porte de la chambre d’hôtel du CEO constructeur n°1 de voitures pour lui présenter son idée : la voiture du futur. Ce ne sont pas tant les compétences de ce culotté qui ont séduit le CEO, mais sa volonté.
Le message est : “Allez directement vous adresser au partenaire de rêve”, le just do it, encore et toujours !

J’ai la chance de pouvoir m’immiscer dans l’intimité du face à face entre une équipe et Linda. Le “one to one” qui permet à chacun de trouver son mentor et de bénéficier de conseils personnalisé. On entre dans le vif du sujet.

LH :”Avez-vous réalisé le prototype fonctionnel ?”
“Non, pas encore, c’est moi qui m’en charge et je sais comment je vais faire”
LH :  “Ah oui? Les développeurs disent tous ça au début”…
LH : “Dans votre business model, vous n’intégrez pas le chainon de la distribution, pourquoi?”
“Nous allons entrer en partenariat avec des entreprises expertes pour cela”
LH : “C’est votre priorité”.
LH : “Quels sont les chiffres qui prouvent l’existence d’un marché?”
“Justement, c’est très difficile d’en trouver des précis, sauriez-vous où nous pourrions les trouver”
LH : “Ok, alors vous pouvez contacter de ma part…”

Et voila, 100 heures de gagnées à chercher des études introuvables.

Je déjeune ensuite à côté d’un des membres de la Startup Local Measures, Arturas. Local Measures est une plate-forme sociale pour de la publicité ciblée. “Nous aidons à améliorer l’impact de la publicité en créant des profils sociaux à vos visiteurs.”
Encore un qui veut réinventer Facebook? Non, pas du tout, il a compris comment réutiliser tous nos avatars, que ce soit Facebook, twitter, nos blogs, pour analyser les profils de visiteurs sur des sites commerciaux et s’en servir pour rendre plus pertinentes les publicités. Je lui demande alors si les règles de droits qui encadrent les données de nos avatars ne sont pas un obstacles pour lui, “il y a déjà beaucoup de données inexploitées, sans avoir à rentrer dans les profils privés !”.

Ça me rappelle alors cette fois où, en voyant systématiquement une pub pour adopter un chat sur ma page facebook, moi qui n’avais encore rien compris, je demande à une amie :
- “Franchement, les animaleries ont tant d’argent que ça pour faire de la pub sur facebook?”,
avant qu’elle ne me réponde :
- “C’est les chats pour toi, les bottes pour moi”.
- “Ah, ok, Facebook rentre dans notre subconscient alors…”
- “ben non, tu n’as qu’à pas raconter ta life dessus”, me renvoya-t-elle à la figure.

Bref, les startupers repartent travailler.

A 16h, je me lève pour partir, Alex, l’organisateur du Startup Bootcamp, me rappelle à l’ordre :
- “Alice, ne pars pas maintenant, il y a deux jeunes serial entrepreneurs qui débarquent, 22 et 25 ans.”
- Ah! Je ne veux pas rater ça !

Les voila, jeunes, sûrs d’eux, beau gosses ! -comme dirait l’autre.
Michael Bodekær Jensen et Niklas Stephenson, a-tten-tion.

Michael, le plus âgé, 25 ans, n’a co-fondé rien que 8 startups, dont la 1ère il y a 12 ans -soit à 13 ans. Sur son site, il recommande d’aller lire ce post : “How to be Insanely Productive and Still Keep Smiling“. A le regarder, on comprend.
Sur ses 8 startups, 2 ont bien réussi, il s’agit de Smartlaunch et de Boligplus.
Il commence sa présentation avec “entonnoir des investisseurs”, c’est-à-dire, le chemin qui va de l’idée à la levée de fond, les étapes intermédiaires étant : la démo, le prototype fonctionnel, les utilisateurs, les clients.
- “Je vois beaucoup de boites qui restent concentrées sur le développement de leur prototype plutôt que d’aller trouver des clients. Vous devez tous les jours vous poser la question de ce qui va susciter l’intérêt de l’investisseur. Il doit pouvoir trouver dans votre modèle, l’ensemble de ces points de l’entonnoir. “

Sur cette phrase, Niklas Stephenson enchaîne :
- “5 jours après le StartUp Bootcamp de Copenhague, j’étais en face de VC qui voulaient investir. Pourquoi? J’avais un produit à moitié fini, mais le concept, l’équipe et tout le reste étaient déjà présents”.
Il parle de Memolane, une startup lancée il y a 5 mois, d’une idée assez géniale -je trouve, qui consiste à mémoriser l’ensemble des tweets, headlines Facebooks, infos données sur last.fm et autres, sur une seule et même plate-forme. C’est en quelque sorte archiver l’éphémère de nos pensées de manière pro-active (à la différence d’Internet qui garde nos infos à notre insu ou presque).
Niklas est drôle, il joue avec son personnage de super-vorace-des-profits :
- “Partout où vous allez, dans la rue, en soirée, pendant vos courses, vous vous adressez à 2 catégories de personnes : des investisseurs ou des clients. J’accompagnais mon père qui aime les bateaux, dans un magasin spécialisé pour les marins. Aujourd’hui, c’est toute la chaîne de ces magasins qui est équipée avec mon logiciel de Telco.”
Au delà de ce côté “funny funny”, c’est avant tout un type qui croit en lui et qui saisit les petites opportunités qu’il a. Il se rend à Silicon Vanlley avec son équipe, il n’a alors qu’un seul contact là bas. Il “donne tout” pendant son pitch, d’un VC, il y en a 5  qui dans la journée entendent parler du projet, de ces 5, il y en a un qui va investir sur une de ses boites, Firmafon, je crois.

Ces 2 garçons sont un vrai boost pour les participants du StartUp Bootcamp, on entre dans le concret. Tous écoutent avec attention, réagissent, posent des questions, ça sent l’émulation et les neurones qui cogitent.

Je vous laisse sur une petite blague -histoire vraie?, que racontait Luis Riviera, l’un des mentors de Startup Bootcamp :
On demande à un VC de choisir la startup sur laquelle il va investir parmi les 200 dossiers qu’il reçoit.
“Je prends les dossiers, je les lance en l’air.
Celui qui atterrit ouvert sur son bureau, c’est le bon.

Pourquoi investirais-je sur des gens qui n’ont pas de chance?”

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1861-beaux-gosses-au-startup-bootcamp

Martin Cooper : mobile, bande passante et Singularité http://lacantine.org/blog/martin-cooper-mobile-bande-passante-et-singularite

Ce monsieur à barbe blanche, portant avec classe sur la photo un téléphone géant, est l’inventeur du téléphone portable ! Nous avons notre dernière conférence avec lui ce soir, dans l’amphithéâtre de Singularity.

En 1973, alors directeur général de la division communication de Motorola, Martin Cooper passe le premier appel mobile dans une rue de New York à… Joel Engel, son rival de chez AT&T.

Il n’essayait pas de rentrer dans l’histoire mais de vaincre la concurrence. Cette innovation extraordinaire est venue des utilisateurs, et Motorola a su avoir une écoute attentive de leur besoin de mobilité.

Martin est un futuriste, il prédit les prochaines révolutions du mobile.

L’extraordinaire opportunité liée au secteur de la santé: son marché représente 30% du PDP américain, principalement pour guérir les maladies, et très peu pour les prévenir. On peut facilement imaginer que dans le futur, grâce aux capteurs, nous suivions la santé en temps réel, que les crises cardiaques par exemple, deuxième cause de mortalité aux Etats-Unis, soient annoncées par des indicateurs entre 2 et 24 heures à l’avance, lors d’une modification du flux sanguin. Les mobiles seront spécialisés, liés à des patchs qui mesureront la pression sanguine ou encore, communiqueront avec des médicaments, nous confirmant l’assimilation des substances par notre organisme.

L’ouverture des plates-formes et des dispositifs : le contournement du fameux « Walled garden » ou le contrôle des opérateurs, fournisseurs de services…(Verizon, AT&T…). Les technologies seront intuitives, transparentes et ouvertes.

Mais de nombreux enjeux restent à relever : l’urgence est à la bande passante. 250 MHz pour les US aujourd’hui, alors que les lobbies en demandent 800 de plus, et d’ici 10 ans nous aurons besoin de 40 fois ce montant. Il faudra inventer un monde et les technologies ou chacun utilisera uniquement la bande passante dont il a besoin, grâce aux antennes intelligentes, au spectre dynamique. Nous pourrons alors avoir mille fois plus de données échangées.

Des nouvelles formes de communication : les gens qui parlent plusieurs langues sont des meilleurs communicants. Comment faire pour contourner le problème de la langue, et arriver à faire de la traduction parfaite et simultanée.  Apres la Singularity un nouveau language sera créé. L’oreille des machines sera plus fine que celles des humains, et permettra la création d’un tout nouveau langage.

Pour en savoir plus : regardez une de ces dernières videos sur CBS: ici

Eugénie

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1845-martin-cooper-mobile-bande-passante-et-singularite

Labitat & Illutron, artists & technologists in Copenhague http://lacantine.org/blog/labitat-illutron-artists-technologists-in-copenhague

Johan a 19 ans, il n’ira pas à la fac comme la plupart de ses anciens camarades de classe, il vient de trouver un travail de développeur. C’est un autodidacte, il a commencé à programmer sur 2d life il y a 3-4 ans, quand le phénomène était alors à son apogée au Danemark, des grandes boites qui voulaient exister sur la plate-forme ont fait appel à ses services, il a appris sur le tas.
Il y a un an, il s’engage avec 9 autres personnes à monter un hackerspace à Copenhague : Labitat.

Rendez-vous sous une pluie battante, devant un immeuble qui semble abandonné où Johan m’attends, il passe sa carte bleu dans la borne magnétique “fait-maison”, la porte s’ouvre, nous entrons.
Je dois dire que je suis impressionnée par le nombre de machine professionnelles qui s’y trouvent : laser cutter, 3D printer, imprimantes géantes, table multitouch…Tout à l’air en parfait état. Il s’agit de matériel apporté par des membres eux même. Moins d’un an d’existence et Labitat cumule déjà 70 membres qui paient une 12 euros par mois pour un accès total au lieu.

Très investi dans la free culture, cela ne fait pas de doute pour ce jeune garçon, le monde de demain sera Open Source ou ne sera pas. Sans dogmatisme aucun, son ton est doux, sa pensée fluide, à l’écouter, ça coule de source. Une mère chanteuse, expérimentatrice de projets avant-garde -à prononcer à l’anglaise et un beau père programmeur ont suffi pour que Johan devienne ce mélange entre art et technologie. Il est naturellement attiré par les projets d’artistes pour leur environnement dénué a priori de contraintes techniques et au service du concept.

Nous quittons le hackerspace pour aller dans un autre endroit : “Illutron“, un bateau investi par des artistes. Illutron et Labitat se ressemblent sur bien des aspects, pourtant, si Johan préfère aller à Illutron, c’est parce que ce sont des artistes qui dirigent l’espace. Les projets sont différents, on n’y explorer pas la technologie mais on sert une vision à travers elle. A Illutron, en plein mois d’aout, nous tombons sur Ole. Depuis sa cabine, l’artiste finalise une pièce qui sera montrée à Ars Electronica. Ole ne me demande pas d’où je viens, ni pourquoi je suis ici mais me raconte son prochain projet. Avec 3 collaborateurs, ils vont partir au GroenLand, ancienne colonie du Danemark pour filmer pendant un an la vie de ses habitants,”Aujourd’hui, plus besoin d’être la BBC pour faire ce type d’expédition”. A force d’entendre que la glace fond et que les animaux disparaissent, ils se sont demandé pourquoi on ne parlait pas des habitants.

Avec Ole et Johan, je resterais bien parler encore pendant des heures.
J’ai souvent entendu dire des hackers ou des fondateurs de lieux alternatifs que pour qu’il marche, c’est avant tout une question de culture propre aux gens qui l’incarnent. A Illutron, ça m’a tout l’air d’être ça. En témoigne le manifeste ci-dessous :

Manifesto 1.1

Illutron is a haven for innovative thinking between art and technology. The physical location is a rusty barge in Copenhagen Harbour.
Here submarines and space rockets are built. Scrapped industrial robots are brought back to life. Here singing plants grow and classical music plays together with electronic music.
illutron is a space for adventures and experiments. Artistic and technological frontiers are challenged. Experiments can be based on intuition instead of reason.
Here people are creators, not consumers. Here the audience are participants, not passive observers. Here anything can happen.
Creative thinking emerges from below, as long as a fertile creative environment is fostered, where small seeds can find nourishment and grow roots and flower.
Technological progress happens in dialog with the surrounding society and refers to both the past and the future. Our art is a joint creative process in a group, a dialog between the group members and with cultural undercurrents in society. Art involves the audience, they become actors in dialog with the work of art, with its story.
Illutron offers collective illusions, fascinating illustrations and blinding illuminations, embracing new inspirational stories in and about the world.
We make the works of art and source code available under Creative Commons. We encourage others to expand on our work.

Our art

* Fosters interaction with the audience
* Is a living process and not a static product
* Is based on recycled materials
* Refers to its inspiration in society
* Credits all involved (including the tea person)
* Make the works of art and ny source code available under Creative Commons.
* Encorage others to expand on the work, as long as Illutron is given credit.

This manifest may not be printed on dead trees, but must be in dialogue with the times/our time and Illutrons members. If it takes on fixed and recognisable form the project has stranded/run aground.

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1831-labitat-illutron-artists-technologists-in-copenhague

Startup Bootcamp, c’est parti ! http://lacantine.org/blog/startup-bootcamp-c-est-parti

J’ai rencontré Alex Farcet par l’intermédiaire de Franck Nourygat, l’un des 3 permanents du startup weekend qui s’est tenu à La Cantine. De passage à Paris, il ne lui restait que 2 mois avant le lancement du petit frère européen de Techstar : Startup Bootcamp.
Comme Y Combinator ou Techstar, Startup Bootcamp est un accelerator, c’est-à-dire un programme intense de développement de 10 jeunes boites sélectionnées parmi des centaines, qui vont vivre ensemble pendant 3 mois, entourées de s meilleurs “mentors” -coachs et références en terme de “business sucess story”, avec l’objectif de lever des fonds à la fin.

Cela fait 2 ans qu’Alex en rêve, 6 mois qu’il rassemble les pointures du business. Il s’est adressé aux fondateurs de TechStar, c’était pour lui un gage de légitimité dans une Europe dite frileuse : “J’ai envoyé un long mail à David Cohen de Techstar, deux mois plus tard, je recevais une réponse. Une longue liste détaillée du process pour y arriver”. Puis Alex à passé 6 semaines en immersion dans l’accelerator américain avant de créer Startup Bootcamp, 1ère version franchisée de Techstars, en Europe.

Emballée par son idée, billets d’avion en poche, je débarque à Copenhague.
Nous y voila, lundi 16 Août 2010, dans les locaux du coworking space videnshuset, 10 startups ont rendez-vous avec Alex pour le Startup Bootcamp.

Beaucoup des personnes présentes ont quitté leur job pour l’aventure de l’entrepreneuriat, elles tiennent un pari risqué quand on sait que seules 10% d’entre elles survivrons.
L’idée, voire le prototype son déjà en place, leur sélection parmi plus de 200 projets est un gage de qualité. Startupbootcamp va accélérer leur vie, vers le pire comme le meilleur. Au pire, elles échoueront à convaincre un investisseur, mais elles auront moins perdu de temps et d’argent que n’importe quelle autre startup isolée.
Il y a comme une ambiance de 1er jour de classe. Assez sages et réservés, les participants s’observent. Très vite, Alex brise la glace, il parle vrai, il raconte son histoire et comment il en est arrivé là, il se livre à son auditoire comme un père à ses enfants, bien qu’il leur dise également : “je ne veux pas jouer la nounou, je ne veux pas être votre associé, je ne veux pas de boulshit non plus. La réussite de votre boite passe par la réussite du Startupbootcamp, vous êtes responsable du groupe entier”. La communauté est créée, une bienveillance s’installe et chacun pitch sa boite en 20 secondes, les critiques -constructives, fusent.

L’expression est importante, l’expérience des uns, la jeunesse des autres, tout se ressent dans le pitch. Un bon pitch n’assure en rien la solidité d’une startup mais c’est la clef qui ouvre à l’écoute, à l’intérêt des autres, c’est par le pitch qu’on  accède au  plus important : l’humain. C’est donc le 1er exercice à Startup Bootcamp. 24h plus tard, c’est devant 60 mentors que ça se passe! Tout va très vite, il n’y a que 3 mois.
La salle est pleine de serial-entrepreneurs, de Venture Capitalists, de coachs et gourous de la technologie…J’observe les participants. Comment se défendent-ils dans cette junggle? Pas mal du tout, les règles du jeu sont intégrées, chacun cherche celui qui deviendra son mentor, “let’s network !” lance Alex.

Ils vont passer 3 mois à travailler dans les meilleures conditions : un programme accompagné et progressif en 3 temps, “shape, prototype, sell” ; à la clef, un rendez-vous avec plus de 100 investisseurs pour le grand décollage et enfin, +3.3500 euros par personne en poche contre 5 à 10% du capital.

Vous trouvez ça cher? Ces boites sont toutes jeunes, aujourd’hui, elles ne valent pas grand chose et cet argent, c’est déjà beaucoup, c’est ce qu’Alex appelle le get you going cash, juste ce qu’il faut pour ne rien perdre et n’avoir que son projet en tête. Au delà de l’aspect financier, elles vont surtout bénéficier d’un intense soutien de la part de 60 successuful businessman, de réseau et d’un coup de projecteur inespéré pour elles. Money is good, smart money is better : l’argent ne fait pas tout, avoir des personnes de renom et d’expérience engagées dans son idée de boite pour l’emmener vers la prospérité, c’est ça la “smart money”.

Arrêtons de complexer face à la Silicon Valley et faisons avec nos différences, tel est le message d’Alex et la vision que nous partageons chez Silicon Sentier.
Comme il a pu l’écrire sur son blog, revenant sur les excuses que nous nous donnions pour justifier l’ataraxie européenne : “Avons-nous les talents ? Avons-nous les investisseurs ? Avons-nous le marché?  et blablabla(…). Nous avons un marché fragmenté et polyglotte? Nous savons comment conquérir les marché internationaux depuis  toujours ! Les talents ne sont pas concentrés sur un espace particulier ? Nous savons comment attirer et manager les profiles internationaux ! Nos Business Angels ne sont pas actifs? Nous serons meilleurs au boostrapping! “

Je suis séduite à la fois par l’humilité avec laquelle le personnage porte ce projet lourd de responsabilités, mais également, j’ai l’intime conviction que notre rencontre n’est pas fortuite. Et si, plutôt que de monter un simple incubateur à la Bourse, Silicon Sentier devait créer un programme intense d’accélération? Nous qui avons accueilli le 1er StartupWeekend français et en avons compris tous les bienfaits, nous qui avons monté ensuite le ArtGame Weekend duquel 9 applications dont 3 téléchargeables et jouables sont sorties, comment ne pas y avoir pensé plus tôt? Ces événements sont des beta d’accélérateurs : l’émulation par le groupe, le temps condensé, l’aide des mentors, le jury final, la médiatisation… Tout cela démultiplie les capacités de création. Mentors, manifestez-vous, ça décolle déjà à Paris et très bientôt encore plus haut …!

Startup Bootcamp en images :

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1797-startup-bootcamp-cest-parti

SXSW 2011 Pannel : "World Wide Working" "The French Connection: FXSW Collaboration " http://lacantine.org/blog/sxsw-2011-world-wide-working

Silicon Sentier propose deux pannels pour South by south west 2011

Le premier traitera de " World Wide Working: Coworking & Collaboration" avec :

Chris Heuer: (@chrisheuer)
Nathanael Sorin-Richez - @LaCantine, Paris (@lacantine, @siliconsentier, @nathatweet)
Elizabeth Varley- @TechHub, London (@TechHub)
Tony Bacigalupo - New Work City, New York (@nwc)
Clement Alteresco - PariSoma, San Francisco (@Parisoma)
Louis Montagne - Bearstech, af83, Silicon Sentier, Paris (@xpoxpo, @bearstech @af83 @siliconsentier )

une rapide présentation :

" With the rise in Independent Professionals and Freelancers comes the rise of the CoWorking movement. Many panels and blog posts have been done on the state of co-working for the individual and how it affects the future of Work. Our panel focuses on the international co-working space from a creation and management perspective. We touch on how each space was created, funded, and continues to operate. We will look at various forms of monetization and sponsorship opportunities. In the spirit of collaboration, we will look at and propose an international network of co-working spaces,and brainstorm ways we can work together to further the movement and build bridges. We will have brief presentations from international CoWorking Spaces in Paris, London, Berlin, San Francisco, New York and Austin. We will then discuss as a group the state of CoWorking from a global and local perspective."

Soutenez ce projet, votez : http://panelpicker.sxsw.com/ideas/view/6134

Le second "The French Connection: FXSW Collaboration"

une rapide présentation :

In 2010 we formed a group of French Entrepreneurs, Marketers, Managers, Sociologists, Innovation Trackers, Techies and Geeks with the common goal of experiencing SXSW through our culture and various backgrounds. Our group included Start-ups, Multinational Companies, Established Brands and Associations. Lovers of new technology and innovation, working together on projects and business partnerships, participating in Think Tanks, CoWorking and Shared Experiences are all part of our daily life. We blogged daily sharing our experiences at SXSW. (http://www.frenchxsw.com/) The Lesson? Working together as a team will always produce better results then working alone. The group is a stellar example and we'd like to share it with other international teams. Normally working in offices across Paris, we congregate bi-monthly to discuss SXSW and what we can do to have a successful trip each March, what our goals are, and how we can spread the SXSW spirit into France.

Soutenez ce projet, votez : http://panelpicker.sxsw.com/ideas/view/6274

Amsterdam – Photos http://lacantine.org/blog/amsterdam-photos

In this diapo: our visits of Mediamatic and the Waag Society.

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1689-amsterdam-photos